
A simplified railway map of the Belgian Congo up to 1960, just before independence. Download the original SVG file on Wikimedia Commons.

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Erba non cresce più
ape non vola più
bocca non bacia più
ma io vorrei, ma io vorrei
addormentarmi con te.Alto e lontano è il ciel
nel ciel lontano è il sol.
P. e V. Taviani, da una scena di Allonsanfàn, 1975

Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack, a crack in everything
That’s how the light gets in
That’s how the light gets in
L. Cohen, Anthem, in The Future, 1992


Ces idées me fatiguaient horriblem[en]t!… Pour me soulager, je m’enfonçai dans la fuite des siècles : Je vis les Hom[m]es de 1992, lire notre histoire; je m’efforçai de les entendre, et je les entendis. La severité de leur jugem[en]t contre Louis m’étona ! Il me sembla que les Uns lui reprochaient des maux incalculables ; tandis que d’Autres plûs terribles encore, le remerçiaient d’avoir été l’instrument de la destruction de la Royauté. Je crus voir que toute l’Europe avait pris un Gouvernem[en]t nouveau ; mais je voyais sur les pages de l’histoire, les horribles secousses que les Nacions avaie[n]t éprouvées ! Il me semblait entendre les Lecteurs, se dire entr’eux : « Que nous sommes heureus, de n’avoir pas vécu dans ces temps horribles, où la vie des Hom[m]es était comptée pour rien » ! Un de leurs Filosofes s’écriait: « Il faut de temps-en-temps de ces secousses, pour faire sentir aux Hom[m]es le prix de la tranquilité, com[m]e il faut une maladie pour sentir le prix de la santé ! » Mais (lui dit Un de ses Confrères), aurais-tu voulu être le Secoueur, ou le Secoué ? « Non, non, je ne voudrais pas l’être ! mais je ne serais pas fâché de l’avoir été. Le mal passé, dont on n’en pas mort, est une jouissance… » Hâ ! les beaux Raisonneurs (s’écria un Songe-creux, tâpi dans un coin) ; Vous l’avez été : Vous étiéz les Hommes d’il y a 200 ans : Vous êtes composés de leurs molecules organiques : Et vous êtes en paix, parce que ces molecules sont lasses d’avoir été en guerre. Vous y reviéndrez, après un long repos…
N.-E. Rétif de la Bretonne, Les nuits de Paris, ou Le spectateur nocturne. Tome 16, 1794

Quando compri un uccello, guarda se ci sono i denti o se non ci sono. Se ci sono i denti, non è un uccello.
D. Kharms, Disastri, 1939, trad. it. di Paolo Nori


It is true that the flesh of domestic quadrupeds enters very largely into the aliment of the American people, and greatly reduces the quantity of vegetable nutriment which they would otherwise consume, so that a smaller amount of agricultural product is required for immediate human food, and, of course, a smaller extent of cleared land is needed for the growth of that product, than if no domestic animals existed. […] The ground required to produce the grass and grain consumed in rearing and fattening a grazing quadruped, would yield a far larger amount of nutriment, if devoted to the growing of breadstuffs, than is furnished by his flesh; and, upon the whole, whatever advantages may be reaped from the breeding of domestic cattle, it is plain that the cleared land devoted to their sustenance in the originally wooded part of the United States, after deducting a quantity sufficient to produce an amount of aliment equal to their flesh, still greatly exceeds that cultivated for vegetables, directly consumed by the people of the same regions. […]
The 170,000,000 bushels of oats raised in the United States in 1860, and fed to the 6,000,000 horses, the potatoes, the turnips, and the maize employed in fattening the oxen, the sheep, and the swine slaughtered the same year, occupied an extent of ground which, cultivated by hand labor and with Chinese industry and skill, would probably have produced a quantity of vegetable food equal in alimentary power to the flesh of the quadrupeds killed for domestic use. Hence, so far as the naked question of amount of aliment is concerned, the meadows and the pastures might as well have remained in the forest condition.
G. P. Marsh, Man and nature; or, Physical Geography as Modified by Human Action, 1864

L’inspecteur Lognon attendait au bord du trottoir, rue de La Rochefoucauld, et, même de loin, il avait l’air de courber les épaules sous le poids de la fatalité. Il portait invariablement des complets d’un gris souris qui n’étaient jamais repassés et son pardessus était gris aussi, son chapeau d’un vilain brun. Ce n’était pas parce qu’il venait de passer la nuit que, ce matin, son teint était bilieux, ni qu’il paraissait avoir un rhume de cerveau. C’était son aspect de tous les jours et, quand il sortait de son lit, il devait offrir le même spectacle désolant. […] C’était toujours délicat de parler à Lognon parce que, quoi qu’on dît, il trouvait moyen d’y voir matière à vexation. […] Il ne ricanait pas. C’était difficile à expliquer. Son visage prenait une expression lugubre et résignée, comme s’il avait décidé d’être, pour une humanité cruelle et mal organisée, un reproche vivant.
G. Simenon, Maigret et la jeune morte, 1954


– Oh ! il nous faut de nouveaux morts, dit Frédéric.
– Messieurs, si nous prêtions des ridicules aux hommes vertueux de la droite ? Si nous disions que monsieur de Bonald pue des pieds ? s’écria Lousteau.
– Commençons une série de portraits des orateurs ministériels ? dit Hector Merlin.
– Fais cela, mon petit, dit Lousteau, tu les connais, ils sont de ton parti, tu pourras satisfaire quelques haines intestines. Empoigne Beugnot, Syrieys de Mayrinhac et autres. Les articles peuvent être prêts à l’avance, nous ne serons pas embarrassés pour le journal.
– Si nous inventions quelques refus de sépulture avec des circonstances plus ou moins aggravantes ? dit Hector.
– N’allons pas sur les brisées des grands journaux constitutionnels qui ont leurs cartons aux curés pleins de canards, répondit Vernou.
– De canards ? dit Lucien.
– Nous appelons un canard, lui répondit Hector, un fait qui a l’air d’être vrai, mais qu’on invente pour relever les Faits-Paris quand ils sont pâles. Le canard est une trouvaille de Franklin, qui a inventé le paratonnerre, le canard et la république. Ce journaliste trompa si bien les encyclopédistes par ses canards d’outre-mer que, dans l’Histoire Philosophique des Indes, Raynal a donné deux de ces canards pour des faits authentiques. […] Quand Franklin vint à Paris, il avoua ses canards chez Necker, à la grande confusion des philosophes français. Et voilà comment le Nouveau-Monde a deux fois corrompu l’ancien.
– Le journal, dit Lousteau, tient pour vrai tout ce qui est probable. Nous partons de là.
H. de Balzac, Un grand homme de province à Paris, 1839.



[…] E la zotta sta sul muro
e la mi mostra el cu- el cu-
el cucho de so mari
O zotta mala zotta che ‘l cor furato m’hai […]E la zotta mi da impatio
e la mi mostra el ca- el ca-
caputio giu dele spalle
O zotta mala zotta che ‘l cor furato m’hai […]E la zotta mi da briga
e la me mostra la fi- la fi-
figura del so bel vis
O zotta mala zotta che ‘l cor furato m’hai […]E la zotta sta sotto el prete
e vol che lui la fo- la fo-
fornisca de confessar
O zotta mala zotta che ‘l cor furato m’hai.
L. Fogliani su musica di O. Petrucci, Fortuna d’un gran tempo, 1508.

